Marathon d’Ottawa 2015, Commentaires sur ma course. Par François Drolet

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Marathon d’Ottawa complété en 2h41.58.

Moyenne de 3.51 par kilomètre. 44eme place overall sur plus de 4600 participants et 3eme place dans ma catégorie d’âge. Je m’étais peinturé dans le coin pour utiliser l’expression de Gilles Lacasse en annonçant que je voulais courir sous les 2 heures 40. Je termine donc à 2 minutes de mon objectif  mais quand même avec un record personnel. J’ai eu un plaisir fou à courir cette course. Je visais un podium chez les maîtres et souhaitait me battre pour la victoire si l’occasion se présentait.

Pour une bonne partie de la course, j’avais les 7-8 meilleurs maîtres à portée de vue. C’est la première fois que je me retrouvais dans une telle situation et j’ai vraiment adoré l’expérience même si les derniers kilomètres furent extrêmement pénibles.

Quelques maîtres sont partis très rapidement et j’ai senti au 5ieme km que je devais faire un « moove » et travailler pour aller chercher le peloton devant où se trouvait 3-4 maîtres. Le pacer de 2h40 se retrouvait aussi dans ce peloton. J’ai pu, en travaillant avec un autre coureur, créer la jonction autour du 10ieme kilomètre. Puis je roulais très bien avec ce peloton et le pacer faisait un excellent travail. Au 14ieme km, Louis-Philippe Garnier (gagnant chez les maîtres des 2 dernières éditions du marathon d’Ottawa avec des chronos de 2h36) est passé comme une balle à côté du peloton. Sans hésiter, répondant à mes instincts de patineur courte piste ;), j’ai sauté dans son sillon. Le peloton à aussi réagi et nous avons suivi la cadence de Louis-Philippe un certain temps. Il est quand même parvenu à distancer le peloton de quelques dizaines de mètres avant la mi-course. Un coureur marocain qui semblait très costaud a réagi à toutes les attaques de Louis-Philippe. De notre côté, nous somme passé à la mi-course en 1h19.0. Ce qui laissait présager un chrono final de 2h38 (pace moyen de 3,43). Je me sentais assez bien à ce moment mais la cadence du pacer a augmenté et nous avons tenu un rythme de 3.39 sur les km 20-25, à ce moment, le peloton dont je faisais partie était explosé et je me retrouvai seul avec le pacer et un autre coureur. Puis en passant le km 25, le pacer s’est rangé sur le côté en nous souhaitant bonne course. Je me retrouvais alors à seulement 4-5 secondes des 2 meneurs chez les maîtres. J’ai gardé leur rythme pendant un autre 5 km, puis au 30ieme km j’ai commencé à perdre 3-4 secondes par kilomètre sur eux. Je sentais que ça devenait très difficile pour moi. Mes 2 mollets commençaient sérieusement à cramper. Les 7 derniers km furent extrêmement pénibles. J’étais en mode survie. J’espérais ne pas avoir à m’arrêter à cause de mes mollets et j’ai compris que je ne pouvais a ce point que tenter de limiter les dégâts. On dit que les quelques secondes que tu gagnes en roulant trop vite au début de la course peuvent nous faire perdre des minutes à la fin. Je peux vous dire que je l’ai vécu aujourd’hui. C’est donc sur un rythme de 4.09 que j’ai complété les 7 derniers km du marathon.

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Malgré tout, j’ai eu beaucoup de plaisir à courir et je suis très fier de ma préparation. Je me suis battu pour la victoire autant que j’ai pu. J’en ai payé le prix et je tire de très bonnes leçons de ce marathon.

Un autre sujet pour un article :)!

J’ai eu beaucoup de commentaires sur mon blog ce weekend étant entouré de coureurs et ça ne fait que me motiver davantage à vous livrer du matériel qui pourrait vous aider de quelque façon.

Petite anecdote en finissant. À notre retour d’Ottawa l’après-midi même de la course, on avait prévu aller au restaurant Séoul Chaco ma blonde et moi.  Puis ma blonde a eu la bonne idée d’aller marcher sur le Mont-Royal en me disant que j’ai couru le marathon trop vite et qu’elle n’a pas eu le temps de marcher à son gout à Ottawa. Elle qui m’a supporté ce weekend et qui me supporte au quotidien en étant très compréhensive quant aux temps que je consacre à ma passion de courir. Je me suis posé la question quelques secondes et puis me suis dit pourquoi pas? Ça pourrait peut-être même me faire du bien aux jambes de marcher un peu. Et effectivement, on a monté le Mont-Royal et ce fut vraiment une super belle balade. La beauté d’être en forme et de pouvoir profiter de la vie. Comme j’ai dit sur Facebook.  Je ne peux qu’en remercier la vie et me féliciter moi même d’avoir et de me donner la chance d’être en forme, de courir et de voir du si beau pays. En passant j’ai vraiment vu de magnifiques panoramas sur ce marathon. J’avais dit  à ma blonde que la ville serait bondée de tulipes à cette  période de l’année.  Aucune tulipe toutefois. Plus la saison!

Merci d’avoir lu, n’hésitez pas à partager.

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François Drolet coach conférencier

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